ANSES - Le Magazine

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January 2021

Numéro 94 Spécial Maladies Animales Réglementées et Emergentes (MRE)

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Articles

Article [MRE] Bilan d’exécution du programme de lutte contre salmonella dans les troupeaux des espèces Gallus gallus et Meleagris gallopavo en 2015-2018 (Format parution anticipée)

L’exécution du programme de lutte contre les salmonelles sur la période 2015-2018 a montré que la France a répondu aux objectifs de prévalence fixés par l’UE dans toutes les filières sur cette période. Le nombre de foyers à salmonelles classées dangers sanitaires de première catégorie est resté relativement stable par rapport aux années précédentes (période 2011-2014) aux étages de sélection et de multiplication, malgré plusieurs cas de contamination d’origine commune (via l’aliment pour volailles notamment). En filière Gallus gallus œufs de consommation, les foyers étaient également stables par rapport aux années précédentes (période 2011-2014) à l’étage de production, et quasi-absents aux étages de sélection et de multiplication. La comparaison du nombre de suspicions et foyers avant et après la publication de l’arrêté du 1er août 2018 a montré une nette diminution du recours à l’échantillonnage de confirmation en filière Gallus gallus œufs de consommation. En filières Meleagris gallopavo et Gallus gallus chair de production, on note une diminution du nombre de foyers à S. Enteritidis sur 2015-2018, en parallèle d’une augmentation du nombre de foyers à S. Typhimurium variant 1,4,[5],12:i:-. Le nombre de foyers à S. Typhimurium en filières Meleagris gallopavo et Gallus gallus chair de production a diminué en France métropolitaine, alors qu’il a augmenté à La Réunion. L’utilisation de techniques moléculaires de caractérisation des souches bactériennes vient en appui aux enquêtes épidémiologiques et contribue à renforcer le dispositif sanitaire national.

Article [MRE] Surveillance de la tuberculose due à Mycobacterium bovis en France métropolitaine en 2018 : résultats et indicateurs de fonctionnement (Format parution anticipée)
La France est officiellement indemne de tuberculose bovine due à Mycobacterium bovis, cependant des foyers en élevage ainsi que des animaux sauvages infectés sont régulièrement détectés. L’appréciation de la situation sanitaire nationale vis-à-vis de la tuberculose bovine repose sur deux dispositifs complémentaires dédiés à la surveillance des élevages bovins et des espèces sauvages sensibles (Sylvatub).
En 2018, 123 foyers bovins et 83 blaireaux ont été détectés infectés, ainsi que 40 sangliers lors de la campagne de chasse de 2017-2018. En 2018, le taux d’incidence apparent était de 0,07 % des troupeaux bovins, en augmentation par rapport à 2017 (0,05 %). Cette augmentation est vraisemblablement le reflet de l’effort de surveillance effectué en 2018 par les différents acteurs des deux dispositifs. En effet, l’apparente détérioration progressive de la situation sanitaire de certaines zones d’enzootie, en particulier dans le Sud-Ouest de la France, a encouragé la mise en oeuvre de mesures renforçant la surveillance.
Si cette infection reste rare, l’analyse conjointe des résultats de surveillance et du fonctionnement de la surveillance souligne l’importance de maintenir les efforts de surveillance sur l’ensemble du territoire métropolitain. Ces efforts ont pour objectif d’identifier et de contenir les zones connues d’enzootie ou encore de diminuer l’apparition de foyers isolés.
Article [MRE] Analyse descriptive de la situation sanitaire de la tuberculose à Mycobacterium bovis en région nouvelle-aquitaine en 2018 (Format parution anticipée)

L’année 2018 en Nouvelle-Aquitaine a été marquée par un record du nombre de foyers de tuberculose à M. bovis en élevage bovin avec 98 foyers déclarés, ce qui représente 80 % des foyers français. De plus, 91 blaireaux ont été détectés infectés, ainsi que 36 sangliers lors de la campagne cynégétique de 2017-2018, ce qui constitue, là aussi, l’essentiel des cas français (94.%). L’augmentation du nombre de foyers détectés et leur diffusion géographique témoignent d’une situation sanitaire qui semble se dégrader. Le renforcement des mesures de surveillance opéré à partir de la campagne de prophylaxie 2017-2018 pourrait également expliquer en partie cette augmentation. Face à ce constat, il semble indispensable de poursuivre et de renforcer les efforts déjà engagés en matière de prévention, de surveillance et de lutte.